Progression vers la permaculture

initialement un post sur facebook

 

NIVEAU 0
Tu fais tes courses dans une grande surface et tu regardes la télévision ou facebook quand tu as du temps libre.
- Si cette vie te convient passe au post suivant.
- Si tu voudrais manger mieux passe au niveau 1.
NIVEAU 1
Tu retournes un bout de terre et plantes des tomates et des salades. Bravo. Passe au niveau 2.
NIVEAU 2
Les limaces mangent les salades et les pucerons envahissent les tomates.
- Tu achètes des produits phytosanitaires et te débarrasses de ces sales bêtes. Tu manges quelques tomates et salades. Recommence au niveau 1.
- Tu pailles, tu achètes du savon pour tuer les pucerons et de la bière pour noyer les limaces. Tu règles tes problèmes. Tu manges quelques tomates et salades. Recommence au niveau 1.
- Tu recherches des solutions pérennes. Tu regardes les vidéos d'Hervé Coves, de Natacha Leroux ou Baba Bear. La bière est bue entre amis. Tu découvres que beaucoup de plantes qui poussent spontanément sont comestibles. Le savon est cantonné à son rôle hygiénique pour laisser plus de place à la nature et favoriser limaces et pucerons. Passe au niveau 3.
NIVEAU 3
Les coccinelles et les syrphes s'installent. L'écosystème autour de toi s'aggrade. Bienvenue dans la permaculture qui est l'art de s'accorder avec la nature et les hommes. Tu peux abandonner les systèmes de niveau et continuer à avancer.

Enherbons nos idées !

Nous ne devrions pas supprimer une plante sans la connaître. Au moins par son nom. Car il est trop souvent paradoxal de chercher à éradiquer les plantes spontanées.

Certains craignent la concurrence entre plantes et semblent voir la nature comme une compétition pour accéder à l’eau, aux éléments nutritifs et à la lumière. Ils avancent que les plantes spontanées ont souvent le dessus sur les plantes que le jardinier souhaite voir pousser. On peut toutefois constater que les espaces terrestres les plus naturels tendent vers la forêt et que les forêts naturelles ne manquent, ni d'eau, ni de nutriments ni de biodiversité. Donc, sans nier qu'une concurrence entre plantes puisse s'établir, leur synergie est prévalente.

Les mêmes personnes avancent que les plantes adventices constituent parfois un foyer de parasites. Ainsi les pucerons peuvent se développer sur plus de 200 plantes différentes. D’autres servent à la nidification des acariens et des aleurodes. Certaines servent de relais pour les champignons microscopiques, qui provoquent des maladies cryptogamiques, comme l’oïdium, le mildiou ou la rouille. C'est oublier que les plantes choisies par un jardinier le sont tout autant et que toute cette vie n'est un problème que dans les écosystèmes non équilibrés. Vous avez un problème de pucerons ? La nature non. Alors si l'écosystème est à minima ouvert, surtout ne faîtes rien. Des insectes viendront pour les réguler et vos plantes s'en sortiront. Et plus il y aura de biodiversité, plus un équilibre résilient se tissera.

On peut aussi décréter que certaines plantes sont inesthétiques. Ah ! l'affreux plantain au milieu du gazon ! C'est surtout le meilleur moyen de s'astreindre à un travail (une souffrance, une torture à laquelle on se soumet selon la définition proposée par Albert Jacquard). Travail digne de Sisyphe qui satisfaira surtout les vendeurs de tondeuses et de produits phytosanitaires. La nature est certainement encore plus belle dans toute sa diversité.

Nous pouvons toutefois trouver deux bonnes raisons de supprimer des plantes : quand une plante met en péril notre confort ou plus encore notre santé. Si les racines d'un arbre menacent les fondations de notre maison ou s'il on est allergique au pollen. Mais ce n'est pas parce les orties piquent qu'il faut les éradiquer.

En effet, les plantes spontanées ont de très nombreuses vertus. Les graines qui arrivent à germer et à se développer sont particulièreemnt adaptées au contexte et l'enrichisse que ce soit au niveau du climat, du sol et de la faune. Elles ont souvent de multiples usages : alimentaire, médicinal, artisanal, tinctorial... Il est donc paradoxal quand on veut réaliser un jardin alimentaire de commencer par éradiquer pissenlits, stellaires ou laiteron, admirables salades pour planter des laitues et nourrir des limaces.

Avant d'arracher une herbe, commençons par la connaître. Pour cela, je vous recommande un livre qui me plaît énormément : Les plantes sauvages comestibles et toxiques de François Couplan et Eva Styner. Certes, il n'est pas exhaustif sur les usages des plantes mais il est accessible, il offre une vision gourmande de la nature et donne envie d'aller plus loin.

Qu'est-ce qu'un déchet ?

On peut évidemment donner d'autres définitions mais il me semble intéressant d'envisager le déchet avant tout comme un choix.

Quand je décide qu'un objet n'a plus d'usage, cela devient effectivement un déchet dont la gestion peut devenir problématique.

Cette définition me plaît car elle offre la part belle à la personne et au recyclage.

On peut juger un reste de cuisine comme déchet, on peut aussi l'intégrer dans une prochaine recette ou le composter et là, miracle : plus de déchet !

On peut juger une bouteille en plastique comme déchet, on peut aussi lui inventer d'autres usages comme une mini-serre ou une lampe.

Avec un peu d'imagination, on peut donc décider de réduire drastiquement les déchets. Et vous, que faîtes-vous pour en réduire la quantité ?

occupation du terrain

65 585 857 personnes en France au 1er janvier 2013 (source Insee) pour 675 000 km2... ça représente quasiment 1 hectare par habitant.

Et pour la planète ? environ 7,3 milliards pour environ 149 400 000 km2 soit 2 hectares par habitant.

Réussite

Quand vous jardinez vous pouvez faire cent expériences et n'en réussir qu'une pour moitié... On ne verra qu'un plein succès !